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28/10/2008
Le Fiestscafe
Et voici pourquoi, il y a quelques semaines, une étrange machine hollandaise est apparue soudainement devant moi au milieu d’une rue remplie de badauds un samedi matin. J’étais tellement prise par surprise que j’en ai complètement oublié l ‘appareil photo dans mon sac à dos. Puis l’étonnante machine a disparu au coin de la rue, Eric est sorti du magasin où il faisait des courses et j’ai essayé de lui expliquer que j’avais vu un bar étrange, à roues, avec des gens assis sur des tabourets autour de ce bar et qui buvaient et pédalaient. Hmmm…. Si vous avez du mal à vous représenter ça, cliquer sur ces liens :
http://www.linternaute.com/voyage/belgique/bruxelles/photo/83530/fietscafe-ou-cafe-velo/impression/
http://blogs.takepart.com/2008/09/02/fietscafe-a-mobile-pedal-pub-takes-to-the-streets-of-amsterdam/
Selon la phrase immortelle de « Auntie Mame » (jouée par Rosalind Russell et dans une reprise par Lucille Ball) sur le grand écran, « La vie est un banquet, et la plupart des pauvres bougres se laissent mourir de faim. Mais il faut vivre, vivre, vivre ! »
23/10/2008
Escapade a Utrecht


Faire confiance a ses impulsions mene souvent a de tres bonnes aventures.
J'ai pris un cappuccino a la terrace d'un cafe avec une tres belle vue (c'etait un ancien theatre). Je suis allee dans cinq librairies. Tout ce qui me plait...
Et juste comme je terminais d'essayer des vetements, Eric m'a appele pour dire qu'il terminait son travail. Parfait.
21/10/2008
Amsterdam Capital Fun
Amsterdam est une ville, une capitale sans pareille: un peu déjantée et moins bruyante que beaucoup. Samedi dernier Eric et moi sommes allés l’explorer et nous sommes tombés sous son charme une fois de plus. Il y a une dizaine d’années, nous l’avions visitée un soir d’hiver sous la pluie. Les canaux et les péniches m’avaient apparu un peu débraillés, comme apres un lendemain de fête. Les rues étrangement silencieuses, exceptés pour le passage excité de quelques piétons ou cyclistes, avaient remis en question ma notion que les grandes villes doivent être bruyantes et épuisantes. Cette fois-ci, Amsterdam était pleine de vie, de gens faisant des courses ou du tourisme. Nous sommes arrivés à la Gare Centrale, un monument de briques rouges magnifique qui pourrait rivaliser le Musée d’Orsay dans son genre. Sur la grande rue, Damrak, nous avons déjeuné dans un grill argentin, le premier trouvé. Hors il est apparu qu’il existe des grills argentins pratiquement à chaque coin de rue. Ensuite nous nous sommes dirigés vers la grande place :le Dam. Une foire foraine cachait partiellement le Palais Royal. Etant née enfant de la république, j’ai trouvé ça plutôt sympa. Amsterdam ne se prend pas trop au sérieux, comprend les complexités de la nature humaine et ainsi cultive la tolérance. Cela rend ainsi le lèche-vitrines beaucoup plus intéressant : près d’un magasin vendant des costumes à la coupe anglaise impeccable se trouve un sex-shop, et la vitrine affichant un menu incroyable de graines de cannabis côtoie sans problèmes celle qui vante une grande variété de broderies et écheveaux. Et partout on peut apprécier les mêmes clichés : les canaux, les bicyclettes. Nous avons trouvé un marché de bulbes et de fleurs au choix extraordinaire le long d’un canal. Mais le marché aux puces, rencontré en fin d’après-midi, était en train de remballer. Malgré son charme presque désuet, Amsterdam est aussi très cosmopolite. Ainsi avons-nous acheté des livres anglais à l’American Book Center, après avoir rassuré la vendeuse qu’ Eric votait bien dans les élections américaines. Et nous n’avons même pas essayé de résister à la tentation lorsque nous sommes passés près d’une chocolaterie italienne : Puccini. Et fort heureusement, car leurs chocolats, au poivre et à la liqueur, étaient extraordinaires. Ensuite nous nous sommes trouvés par hasard dans une rue chinoise où nous avons dégusté, quoi d’autre, une pizza, d’ailleurs tout à fait convenable, en écoutant les discours inintelligibles et bruyants de jeunes hommes hollandais. Nous sommes rentrés, fatigués, ayant jute commencé à explorer Amsterdam. Mais Amersfoort n’est qu’à une demi-heure par train et Eric parle souvent avec une petite lueur dans les yeux des « coffee shops » d’Amsterdam.

Retour au Centre de Soi-Même.
La vie s’exprime dans le mouvement et pourtant nous résistons souvent ce flot naturel. Les complexités créées par notre façon de vivre « civilisée » nous enlisent souvent dans la confusion. Et pourtant avoir l’esprit en paix est remarquablement simple : Il suffit de savoir lâcher prise et de retourner vers la joie de vivre qui est le droit naturel de tout enfant (y compris l’enfant intérieur de l’adulte). Au-delà des demandes opprimantes de l’intellect, se trouvent la voix de la sagesse et le pouvoir mystérieux de la création. Seuls les sentiments nous aiguillent avec certitude, de leur pouvoir mercuriel, vers le bonheur, la plénitude et l’extase. (Et il ne s’agit pas là de paradis artificiels, quels qu’ils soient : drogue, religion, ou autres dépendances, bien qu’on puisse parfois les utiliser en chemin). La vie est simple et fiable dans sa complexité glorieuse : Ne pas se battre contre le courant, mais au contraire apprécier ses changements; ne pas juger, mais aimer plutôt la variété de son expression. Etre triste ou en colère si c’est inévitable, mais apprendre à retourner rapidement au Centre de son Etre et de sa joie inépuisable.

15/10/2008
Mais ou sont passees les bicyclettes?
Mais où sont passées les bicyclettes ? Vers les huit heures du matin, lundi, j’ai réalisé, en ouvrant les rideaux du salon, que les vacances scolaires étaient arrivées. Depuis le mois d’août, les matins vibrent des cris des enfants qui vont à l’école à bicyclette. Des groupes de gamins de tous les âges pédalent nonchalamment en discutant et riant. Ici, la bicyclette est un moyen vital de transport. Les adultes utilisent leurs bicyclettes pour aller au travail ou faire des courses. Je vois souvent des parents à bicyclette avec un petit assis à l’avant sur un siège spécial près du guidon et un autre enfant sur le siège arrière. Parfois une poussette pliante est même attachée en sus ! Les mères gardent une main protectrice sur leur très jeune progéniture à vélo alors qu’elles naviguent les rues et les carrefours. D’après un site Internet, il y aurait 18000 kilomètres de voies cyclables aux Pays-Bas et les 15 millions de néerlandais posséderaient 12 millions de bicyclettes. Et contrairement aux français, ils observent consciencieusement le code de la route. Ils ont même des feux de signalisation sur les voies cyclables. Un automobiliste (ou un piéton) doit faire attention aux cyclistes à tout moment.
Le danger pour moi n’était pas un autre cycliste ou automobiliste, mais ma propre maladresse. A notre première sortie à vélo, je me suis retrouvée dans un buisson épineux (ne me demandez pas comment !). Alors qu’Eric essayait de retirer une épine particulièrement récalcitrante, j’en ai conclu que nous sommes tous deux loin de devenir hollandais : Lui-même avait dû retourner à pied car la chaîne de sa bicyclette s’était cassée. Mieux vaut en rire…
LE RIRE LIBERE L’AME.
http://phortail.org/blagues/publication-98.html
14/10/2008
L'Esprit de la Terre
Les lois qui gouvernent notre univers sont-elles véritablement immuables ? C’est une proposition que le biologiste Rupert Sheldrake remet en question. Il propose une théorie selon laquelle ces lois seraient des structures et des habitudes qui évoluent dans le temps. La philosophie matérialiste nous a convaincu que la conscience émerge à partir des processus physiques et est emprisonnée dans notre crâne. Et si ce n’était là qu’une vision simpliste, héritée du passé et tout aussi naïve que la vision d’une terre plate, autrement dit une habitude de pensée ? Et si la conscience devançait l’univers physique ? Et si ce même univers était le reflet de cette conscience ?
Quand nous sommes arrivés ici, la pluie et d’épais nuages nous ont accompagnés pendant des jours. Les Pays-Bas ne sont pas, bien-sûr, connus pour leur ensoleillement. Et j’ai dû me mettre à l’évidence que le temps était en fait un parfait reflet de mon état d’esprit : Laisser à des étrangers cette maison que nous avions décorée avec amour, ce jardin dont l’esprit vivra sans doute inconnu dans la « medicine wheel » du grand chêne désormais abandonné me faisait de la peine. Mais surtout, j’avais du mal à laisser derrière ce cocon de relations chaleureuses que nous avions tissé pendant plus de cinq ans dans ce voisinage. Je pleurais encore dans mon âme la perte de voisins qui étaient devenus de vrais amis. Je pensais pourtant que j’étais prête pour une nouvelle aventure, mais j’avais besoin de temps. Et puis un jour le soleil est revenu illuminer notre vie. Moi-même, je me sentais différente. L’été indien était arrivé.
Il y a dix ans, quand nous sommes arrivés en France, à ma grande surprise, nous avions été accueillis par un soleil qui brilla pendant des semaines. Les fleurs printanières, en grande abondance dans cette riche terre de l’île de France, étaient sublimes. J’avais l’impression que l’esprit de la terre lui-même nous accueillait à bras ouverts. Aujourd’hui, je contemple la brillance des couleurs automnales et le fait que ce pays de canaux et de terres « volées » à la mer, a été transformé par des siècles de travail acharné de la part des hommes. Et pourtant malgré mes préoccupations concernant le réchauffement de la terre, je sens que l’esprit de cette terre est ici bien vivant, alliant nature et humanité. Nous avons le pouvoir de transformer notre environnement de façon radicale. N’est-il pas temps que comprenions le pouvoir de notre conscience et que nous reconnaissions notre connexion intime avec le monde qui existe au-delà de notre crâne ?
Pour voir un entretien entre Andrew Cohen, editeur du magazine "What Is Enlightenment" et Dr. Rupert Sheldrake, en anglais, sur YouTube, cliquer sur ce lien: http://www.youtube.com/watch?ecp=tat=100808&v=oWebdtU1XdA
09/10/2008
Perspectives d'Amersfoort
"Le progres, en terme d'humanite, est l'etablissement d'une vie authentique dont on puisse apprecier la beaute. C'est la lutte perpetuelle pour eleminer les obstacles qui oppriment la vie et sa beaute" Piet Mondriaan."
Piet Mondriaan, ne a Amersfoort, poursuivit sa carriere artistique a Paris. Il avait quitte les Pays-Bas qu'il jugeait artistiquement arriere. « Si nous ne pouvons nous libérer nous-mêmes, nous pouvons libérer notre vision. » a-t-il ecrit en 1941 d'apres Wikipedia .
07/10/2008
Nouvelles Perspectives
Je suis très sensible aux signes de la nature. Le matin de notre arrivée en France, il y a plus de dix ans, j’avais vu passer deux grues au-dessus de la ville et je leur avais demandé où trouver une maison. «Au sud» avait-été la réponse tout au fond de mes pensées. Nous avions trouvé une demeure au sud de la ville et effectivement nous nous y sentions chez nous. Cinq ans plus tard, nous avions acheté une maison et allions la visiter à nouveau pour nous assurer que nous avions fait une bonne affaire. Une grue apparut soudain au-dessus de l’autoroute et descendit vers la voiture en geste d’assurance. Après avoir emménagé, j’ai réalisé que, de ma fenêtre, je voyais une enseigne en fer forgé disant : «Welcome », bienvenue en anglais. Nos voisins sont devenus de très chers amis. Un matin, dans le Massachusetts, où nous habitions pendant huit mois, treize colombes sont apparues sur notre terrasse. J’ai connu beaucoup de synchronicité dans les mois qui suivirent. Et le matin de notre départ vers Damanhur, en Italie, pour visiter les Temples de l ‘Humanité, nous avions remarqué sept grues dans un champs. Damanhur est une communauté extraordinaire qui explore de nouvelles façons de vivre en harmonie avec la terre et le cosmos.
Chiffres magiques, signes, ces superstitions simplistes n’ont sûrement pas de place dans un monde cartésien, peut-on penser raisonnablement. Et pourtant dans l’âme et le cœur d’un poète, ils parlent de traditions anciennes qui ont guidé l’humanité pendant des millénaires. Cette sagesse ancestrale est capable de transformer notre monde moderne et de lui rendre la vie.
ERIC est parti pour Amersfoort à la fin de juillet après avoir trouvé un travail et quelques semaines plus tard, j’ai moi-même déménagé. Aller d’une maison à un petit appartement a naturellement posé quelques difficultés. Nous avons fait l’aller et retour pendant plusieurs week-ends pour finir de déménager et à fin de nettoyer la maison pour les nouveaux propriétaires. Nous sommes encore au milieu des cartons ici et nous nous débattons encore dans les démarches administratives. Mais nous prenons cependant un peu de temps pour explorer notre nouveau pays. Amersfoort, une très belle ville médiévale, est aussi très moderne, et le quartier où nous habitons, Kattenbroek, a une renommée mondiale pour son architecture innovante. J’ai l’intention dans ce blog de partager quelques impressions sur notre nouveau pays, et de relater nos efforts parfois hilarants pour apprendre les infinies nuances, d’une bureaucratie (presque) aussi kafkaïenne que celle en France, d’un nouveau langage et du peuple néerlandais.

